Interview du PDG d’Aixam : Philippe Colençon

lavienouvelle

La Vie Nouvelle - l’hebdo savoyard a publié le 18/05/2009 une interview du PDG du groupe Aixam Méga : Philippe Colençon, dans le but de savoir comment le groupe français se situe dans le contexte économique actuel. Nous vous proposons de retrouver ci-dessous l’interview en question.
    
    
À Aix-les-Bains, Aixam freine mais ne cale pas
Une trentaine d’employés interviennent sur la chaîne de montage des Aixam à Aix-les-Bains. Le numéro un de la voiture sans permis s’adapte aux conséquences de la crise économique.
    
Philippe Colançon, pdg de l’entreprise, a ralenti la production de véhicules, et réagit au jour le jour aux évolutions  du marché. Depuis janvier 2009, pas une semaine n’est passée sans difficultés à gérer avec les fournisseurs  d’Aixam. Mais malgré tout, la société tient la route.
    
La Vie nouvelle : Comment se porte Aixam ?
Philippe Colançon : Nous n’échappons pas à la crise. Mais en 2002, nous produisions à peine 10 000 véhicules par an, en 2007 ; nous en avons fait 15 200 ; en 2008, malgré la chute du marché espagnol, nous en avons encore produit 14 000. Cette année, nous devrions en produire 12 000. Mais nous avions augmenté de 10% chaque année entre 2002 et 2007, il est clair que cette progression s’est arrêtée.
    
Comment expliquez-vous cet arrêt?
Notre premier marché a toujours été la France, devant l’Espagne. Or l’Espagne, soit 4 000 véhicules par an, se situe aux alentours de 1 500 en 2009. Cela explique la baisse de notre production. Et si la France avait augmenté de 15% l’an dernier, elle freine elle aussi cette année, et nous sommes plutôt à moins 15%. Nos deux premiers marchés sont donc pour l’un, mauvais, pour l’autre, moyen. 
    
Quelles sont vos prévisions pour cette année ?
Nous essayons d’anticiper les choses, même s’il est difficile de faire des prévisions. Nous avons réduit notre production. Nous n’avons pas de stock sur place, il n’y a donc pas eu de panique à ce niveau-là. Nous avons supprimé le personnel intérimaire, mais, dans l’immédiat, il n’y a pas d’autre mesure particulière à Aix. À Chanas, où nous fabriquons nos chassis, il y a un peu de chômage partiel, parce que l’effectif était calqué sur un nombre de voitures nécessaires un peu plus important : l’équivalent d’une semaine chômée, répartie sur trois mois de production. À Aix, il ne faudrait pas que je sois obligé de baisser davantage. Si nous devions redescendre à un niveau de production de 5 000 véhicules, comme c’était le cas il y a quelques années, nous aurions trop de monde…
    
Quelles sont vos principales préoccupations ?
Dans un sens, nous baissons donc la production pour ne pas avoir de stock trop important. Mais dans l’autre, nous ne sommes pas sûrs d’arriver à produire ce dont nous avons besoin : parmi nos 200 fournisseurs, nous avons 200 cas de figures possibles qui peuvent nous conduire à une absence de livraison. C’est notre grosse  appréhension, car en 25 ans, je n’ai jamais « planté » la chaîne, et cette année, je ne suis pas sûr d’y arriver. Il y a certains composants que je sais remplacer du jour au lendemain, mais d’autres non. Je sais remplacer les pneus, par exemple : je travaille avec Continental, mais je peux les remplacer. En revanche, il me faut six mois pour  redévelopper les composants. Pour l’instant, nous n’avons pas arrêté la ligne, mais nous ne sommes pas à l’abri. Qui peut dire quand l’économie repartira? Aujourd’hui, nous n’avons même pas de visibilité à deux mois. Heureusement, nous sommes une PME et nous sommes très réactifs. Alors nous essayons de profiter de cette réactivité.
    
Êtes-vous inquiet pour l’avenir ?
Non, car le marché est toujours là. Même en Espagne, les clients passent toujours dans les concessions. Le gros problème, en Espagne, en France ou ailleurs, ce sont les banques, qui ont décalé leurs exigences en matière de crédit. C’est essentiellement cela qui a fait chuter notre marché. Même s’il y a une partie des gens qui, dans l’incertitude générale, préfèrent épargner, cela ne durera pas ad vitam aeternam : ils finiront bien par combler leur besoin de déplacement ou remplacer leur véhicule. 
     
    
Source : La Vie Nouvelle – L’hebdo savoyard
http://www.la-vie-nouvelle.fr
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Commentaires (4)

  1. LUIS M.G. HORTA dit :

    Vous etes dans la bonne voie. La cause de la chute des ventes est le credit. Au Portugal toutes sortes de voitures sont touchées (mois 40%). AIXAM se porte bien, mais MINAUTO ne décolle pas. Mais MICROCAR ne vend pas sa nouveauté MGO.
    Les temps sont dificilles. Mais, pouqoi pas un prime por ceux qui changhent son VSP de plus de 8 ans pour una neuve. Ou un bonus de 1000 Euros car les VSP sont peu polliants. Allemagne a fait ça et le marché redemarre.
    IL FAUT SAUVER UNE DES INDUSTRIES OU EUROPE, ET LA FRANCE EN PARTICULIER, EST LIDER AU MONDE.

  2. soumia dit :

    sa n’est pas étonnant si personne nachète de voiture sans permis vue le prix moi personnellement si javai la somme qu’il faut claquer pour une de ces voiture je passerai mon permis et jachèterai un petite voiture mais voila comme je n’ai pas les moyen je ne peu ni passer mon permi ni acheter une voiture sans permi et je ne peu contracter un petit crédit pour en acheter une car je n’ai pas de boulot et comme qui dit pas de voiture pas de bouot et pas de boulot pas de voiture et bien e me retrouver dans la moÏse au bout du compte alors je fait appel au pdg de la boite un appel au secour je vie dans un département ou le taux de travaille es descendu en flèche depui les 10 derniere année et je vie avec le père de ma fille qui es le seul a travailler un salaire équivalent au smic nous somme trois dans un f1 c pas facille tout les jour nous nous sérron la ceinture pour que notre fille ne manque de rien et nous avon ue un prélèvement de on ne sait ou qui nous bloque un virement pour notre loyer de plus je tien a récupérer mon premier enfant qui vie avec ma mère il a 4 ans et sa fait 2 ans quil vie cher elle parce que nous somme a l’étroit il es entrer en deuxième année de maternelle et je tien a pouvoir le ramener a l’école quand je le récupairerai mais tant que je n’aurai pas de travaille et donc pas de voiture je ne pourai récupérer mon fils alors pour en revenir a mon appel au secourt au pdg Philippe Colençon aurez vous le coeur sur la main pour préter une voiture sans permis a une jeune maman qui a du mal a trouver un travaille et qui souhaite donner une vie normal a ses enfant il vas de soie que cette voiture ne serai pas vendu part la suite elle feras l’objet d’un don a une autre maman en difficulter voilà je tien a vous remrcier pour une réponce quel soie négative ou positive

    je vous join ci dessou mon adresse mail personnelle et mon numéro de téléphone merci encore

    mlle Boussekkine

  3. soumia dit :

    merci d’avoir appeler mais j’aurai aimer vous proposer une autre fasson de nous arranger vous savez que le véhicule soie d’ocasion ou non je m’en fiche si je peu vous faire de la publiciter!!!

    vos prix son éxorbitant et sa serai mieu pour tout éventuelle
    acheteur de pouvoir faire un crédit a 0pour cent au pres de lagence ou il vas acheter le véhicule vous savez aen ce moment sa n’est facile pour personne et encore moin pour les jeune vous savez je me suis vue refuser du travaille malgré mes compétence qui convenai largement juste a cause du permis

    j’aurai juste aimer pouvoir discuter de ce ci avec vous et peu etre vous convaincre .

  4. soumia dit :

    monsieur Philippe Colençon
    comment pouvoir vous contacter il es difficile de trouver un couriel ou un numéro de téléphone …

    voici mon adressse email si vous accepter de discuter avec moi du précédent commentaire que j’ai écris j’aimerais vous faire part de mon intention de vous aider a vendre plus et ainsi aider beaucoup de personne …

    jeventtout@gmail.com

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